Le Système d'Information Géographique

La Communauté de Communes du Pays de Dieulefit a initié en 2004, dans le cadre du Plan Local de Gestion de l’Espace du Pays de Dieulefit (PLGE), une dynamique locale afin d’œuvrer en faveur du maintien et de la pérennisation des activités agricoles.sig potiers

Pour ce faire, la CCPD a décidé de développer un SIG, outil cartographique de veille foncière.

Un SIG est un outil informatique utilisant des données géographiques afin d’améliorer la production de plans et la gestion de projets. Un SIG fonctionne par couches (topographie, hydrographie, réseaux, parcelles, etc.) que l’on peut ajouter successivement, enlever, et combiner.

Les bases de données agricoles utilisées sont issues d’un travail commun avec l’ADASEA datant de 2002. Depuis, une partie des diagnostics a été mise à jour en 2007. Afin d’accompagner les animations foncières, il est indispensable d’avoir une connaissance fine de l’état du foncier et de son évolution.

La Communauté de Communes du Pays de Dieulefit a souhaité valoriser tout le travail effectué et poursuivre la dynamique engagée sur le foncier et ce dans la durée. Ainsi, elle a décidé de réactualiser ces données, compte tenu des mouvements fonciers observés sur le territoire depuis 2007 (installation, cession, vente, etc.), qui serviront de base au travail opérationnel.

La mise à jour des diagnostics communaux permet :

  • d’avoir une connaissance précise de l’utilisation de l’espace sur l’ensemble du territoire intercommunal.
  • d’avoir un outil d’aide à la réflexion pour les acteurs locaux, un observatoire qui permet de visualiser la cohérence et l’efficacité des mesures qui pourront être mises en place par la suite, à l’échelle communale et intercommunale.
  • de réaliser des actions opérationnelles : accompagner une animation sur l’installation/ transmission, accompagner des communes lors de l’élaboration de leur document d’urbanisme pour une prise en compte des enjeux du foncier agricole,…

Ce travail s’inscrit dans un projet global pour accompagner une politique en faveur du maintien de l’agriculture et des espaces ouverts.

Pour mettre à jour les diagnostics communaux, des jurys communaux ont été organisés dans chaque commune avec les agriculteurs, les élus et toutes personnes intervenant dans la gestion de l’espace.

Ces jurys ont travaillé sur un repérage cartographique afin de :

  • situer les sièges d’exploitation de chaque agriculteur en précisant pour chaque agriculteur : statut, lieu de résidence, âge, système de production…
  • réaliser un repérage des îlots exploités par chaque agriculteur afin d’avoir une vision globale de l’organisation spatiale de l’agriculture et de dégager les problématiques liées au foncier concernant :le morcellement et l’éventuel besoin de restructuration : cibler les secteurs concernés.l’évolution des structures, c’est à dire pouvoir quantifier les secteurs libérables en envisageant les scénarios possibles.
  • délimiter les différentes zones de la commune : bois, terres labourables, prairies naturelles, prairies artificielles, vergers, friches, zones urbanisées,… et répertorier les enjeux fonciers (morcellement, eau, conflits d’usage…)

Pour réaliser ce travail la CCDB s’est appuyée de :

  • données générales (carte IGN, photos aériennes,…)
  • données spécifiques : données agricoles des précédents diagnostics communaux, données du Relevé Parcellaire graphique, du cadastre …
  • la connaissance du territoire par les acteurs locaux et tout document concernant la gestion de l’espace (POS, etc.),
  • des visites de terrain éventuelles.

Cette approche a permis la mobilisation des acteurs de terrain. Par croisement des différents critères liés à la gestion des espaces logo regionruraux, elle a permis de dégager les enjeux sur le territoire et de mettre en œuvre des actions adaptées. L’aide financière de la Région Auvergne-Rhône-Alpes a contribué à la réalisation de ces mises à jour.