Projet SOS Super Mésange

Chaque année, les chenilles processionnaires gagnent du terrain.

En 25 ans, elles se sont emparées d’environ 100 000 km2 du territoire français et progressent en moyenne de 5 kilomètres vers le nord du pays tous les ans.

Conséquence palpable du réchauffement climatique, c’est à présent la quasi-totalité du territoire qui est favorable à son développement.

Par ailleurs, ces chenilles représentent un réel danger pour les animaux mais aussi pour les humains.

L'intensité des dégâts est très variable, mais elles peuvent provoquer d’importantes défoliations des pins.  

Les effets sanitaires n'impliquent pas nécessairement un contact direct avec les insectes. L'appareil urticant de la chenille processionnaire se met en place au cours du développement larvaire.

Les chenilles processionnaires sont recouvertes de poils qui, dispersés par le vent ou par l’action de l’homme (tonte de la pelouse, en essayant de détruire une procession...) peuvent provoquer des irritations, chez les personnes et les animaux, accompagnées parfois d'atteintes oculaires ou pulmonaires voire des réactions allergiques plus graves telles que les œdèmes de Quincke ou les chocs anaphylactiques.

SOS super mésange est un projet qui a pour but d’éveiller chaque individu aux conséquences du changement climatique via la participation à un projet de recherche réelle.

Pendant l'été 2016, un suivi scientifique de la chenille processionnaire a été réalisé, avec l’appui de l’INRA, afin de produire des données exploitables directement par les chercheurs, et de mettre en œuvre un dispositif de lutte contre la prolifération de la chenille.

Ces essais permettront de mettre directement en place un dispositif de lutte contre la prolifération de ces chenilles.

Le protocole de recherche utilisé sera basé sur des méthodes de piégeage par confusion sexuelle et de lutte biologique, grâce à la pose de nichoirs à mésanges charbonnières.

Les observations devront révéler la manière dont les mésanges participent à l’équilibre de l’écosystème.

Pour la première fois, la grimpe d’arbre est identifiée comme un outil pour la recherche et non plus comme un simple loisir.